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C’est grâce aux parties de black jack en ligne que nous avons amassé assez d’argent pour produire nos albums. Faîtes comme nous : jouez à la roulette ou bien à la machine à sous gratuit et offrez-vous vos rêves les plus fous !

Biographie du groupe

1995-2005 :

Dix années. Pour le meilleur et pour le pire. Le monde a changé, les frontières se sont brouillées un peu plus, les méchants se prennent pour les gentils, un peu plus qu'hier, un peu moins que demain. Certains ont vendu leur âme, d'autres ont persévéré. D'autres n’ont rien lâché. Malgré les gifles de la vie, malgré les changements d’axe, ils ont serré les rangs. Et avancé.

Retour. 1995 :

Là, dans les quartiers nord de Marseille, trois cousins, Segnor Alonzo, Don Vincenzo et Soprano et un pote de lycée, Sya Styles. Les caractères se mêlent. La rencontre est réelle. Il faut que ça débouche sur autre chose. Les trois « O » se transforment en MC, Sya Styles, lui, passe aux platines, DJ autoproclamé. KDB, comprendre Kid Dog Black, voit le jour. Le plus jeune a douze ans. Début de l'aventure. Le nom change vite, les membres s’accrochent. PSY 4 DE LA RIME, nouveau pseudonyme pour un quatuor déjà motivé, les langues qui brûlent, les vinyles qui fondent. Pas de moyens, pas de contact, pas grave. Ils sont là pour l’ouvrir, pas pour s'enfermer dans des couloirs trop tortueux pour eux. Les planches. Évidemment. C'est par la scène que les quatre Psy vont pouvoir se faire connaître. Pas un concert ici ou là. Non. Des dizaines, des centaines de concerts aux quatre coins de l'hexagone. Des premières parties pourDJ Cut Killer, les Sages Poètes de la Rue ou la Fonky Family.

«Au niveau géographie, je peux te dire qu'on est calé.»

DJ Sya Styles et ses trois acolytes ont mangé du bitume. Plus que quiconque. Mais sans studio, difficile de marquer l'histoire. Première apparition sur la compilation Vague Nocturne, en 1998, participation à la bande originale du film Zonzon, en 1999, compilation Time Bomb, en 2000, un autre film, Comme Un Aimant, celui de Akhenaton et de Kamel Saleh, sans compter la collaboration à l'album de Kheops en 2000. Un bon début. Simplement un début.

2002 : Block Party.

Le premier album. Premiers mots gravés : «Le savoir est une arme». Après sept années d’attente.

«Ce sont les concerts qui nous ont empêchés de rentrer en studio. Et c'est grâce aux concerts que l'on peut vivre de notre musique.»

Le disque est d'or. Les tournées incessantes ont porté leurs fruits.

«Après des années passées à tourner, les gens attendaient notre album.»

Ce qui marque dans ce disque gorgé de vécu, c'est le tout pour la rime, et ici, la rime englobe le fond comme la forme, c'est pointu au niveau du flow. On sent le mélange des influences. Block Party : «Ce titre définit bien l’esprit du groupe: un bloc très uni, une vraie fraternité, et party parce que, les quartiers, ce ne sont pas des cimetières, contrairement aux idées véhiculées». Bien vu. Un endroit avec ses mauvais moments et ses bons souvenirs, ses rayons de soleil et ses zones d'ombre mais un endroit où ça vit, coûte que coûte. PSY 4 DE LA RIME raconte sans détour.

«Ça a été dur pour nous parce qu'on avait tellement de choses à dire, tellement d'expériences accumulées que de les synthétiser en quinze titres... Sur ce premier disque, avec le recul, on relève quelques erreurs de jeunesse, les débuts quoi, on tirait un peu dans tous les sens, on découvrait le studio, on aurait pu faire mieux.
Mais ce disque, c'était comme un enfant. On l'a décidé. Et donc hors de question de ne pas l'assumer. Ses qualités comme ses défauts et on l'a défendu jusqu'au bout... Tu ne rappes pas en studio comme tu rappes sur scène, l'énergie n'est pas la même, moins d'instinct en studio, refaire, refaire et encore refaire.»


Les Psy4 sont des stakhanovistes du son, ils ne se trouvent aucune excuse au moment de la création, jamais. Ils jettent, recommencent, encore et encore. Ici, on vote, le poing levé. Et on s'arrache. Pour la beauté du geste, pour conserver intact l'essentiel : la passion. La musique, souvent, tend à la mélancolie, pas celle qui a abandonné tout espoir. Mais celle qui connaît la valeur et la force des émotions.

«Notre discours n'est pas fataliste. On peut sonner mélancolique parce que l'on regarde ce qui nous entoure et que, parfois, il y a des histoires qui tournent vraiment mal mais on refuse de tomber dans le fatalisme. On est comme un buvard, on retranscrit un quotidien. On accepte d'alterner les sourires, les larmes, la rage et les moments de joie. Il y a un mot qui revient tout le temps quand les gens parlent de nos textes, c'est le mot "urgence". Tout le temps, tout le temps. On pousse les choses, on veut se faire entendre. Il y a des choses qui se passent et il faut que tout le monde sache. Le mégaphone branché, toujours.»

L'envie de vivre domine dans ces compositions largement cinématographiques, où chaque mot inspire une image, travellings jamais gratuits, façon Morricone, Carpenter ou Fincher.

«Nos musiques débordent, ne se limitent pas au rap. Le cinéma joue aussi son rôle. On visionne beaucoup de films. Les images nous nourrissent, comme les sons. On ne va pas jouer les mythomanes et dire que l'on vit dans une bulle rap 24 heures sur 24. Non. On est ouvert. C'est dans notre nature et on ne va pas lutter contre pour rassurer les puristes. Il y a une vie après Scarface, vraiment (sourire).»

Et il y a aussi une vie après le studio. Les PSY 4 DE LA RIME ont repris la route. Et puis, entre deux performances, ils ont sorti les stylos.

Objectif deuxième album.

«Le prochain s'appellera Enfants De La Lune. On sait qu'on est attendu au tournant. Alors, on fait et on refait. Comme d'hab. Ce titre, ça vient d'une nuit passée, en 1997, à Mantes La Jolie, dans un hôtel, après notre premier concert à Paris. Là, on voit à la télé Hijo De La Luna, le clip du groupe Mecano. Et on est littéralement tombé amoureux de ce texte, de ce morceau.»

C'est ça, PSY 4 DE LA RIME, une capacité sidérante à tout capter, un regard jamais fermé, loin des codes étriqués d'un rap à bout de souffle. PSY 4 DE LA RIME, c'est la proximité, la volonté de ne jamais oublier que ce sont les autres, ceux qui écoutent, qui permettent de consolider une histoire.

«On reçoit beaucoup de courrier. Et dans tout ça, il y a des lettres de filles anorexiques, de gamins qui sont en taule, d'autres en pleine crise d'adolescence qui nous écrivent qu'en écoutant nos morceaux, ça leur a évité de faire des conneries, c'est motivant. De savoir que le rap peut être utile, ça fait du bien.»

Les trois MC ont chacun leur label, le DJ a son collectif de DJ. L'avenir s'annonce ouvert. Les yeux qui brillaient il y a dix ans brûlent aujourd'hui de mille feux. Quatre mondes qui s'unissent sur un projet, sans craindre les faux-pas.

«Notre rêve : avoir plus de moyen pour faire des gros concerts. Pas forcément dans une salle de 20 000 personnes. Mais des concerts où l'on pourrait concrétiser toutes nos idées. Mêler les images aux sons. Apporter quelque chose de nouveau à ceux qui payent leur place. On en parle tout le temps.»

À suivre.

PSY4 DE LA RIME n'en est qu'à l'introduction.

Source : www.psy4-delarime.fr ( Site Officiel )

Le troisième opus du groupe devrait sortir le 26 mai 2008 chez Barclay / Universal. On y retrouve un featuring avec Nate Dogg et un avec VR.

Enfants de la Lune a reçu un disque d'or 2 mois après sa sortie.

Soprano a sortie un album solo en 2007, Puisqu'il faut vivre ... qui est lui aussi disque d'or. Il a fait deux tournées en 2007 sous les acclamations du public toujours aussi nombreux et généreux !

À suivre ...